2 avril 2026, 08:23

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Critique du marché des fourrures Mörel-Filet

Comment de tels événements associent la tradition, le commerce et la souffrance animale.

Critique des manifestations de fourrures, peaux et trophées en Suisse, de manière exemplaire au traditionnel marché des fourrures du Haut-Valais à Mörel-Filet (VS) du 28 février 2026.

Les animaux sauvages ne sont pas une marchandise pour le divertissement, le prestige et le commerce.

IG Wild beim Wild critique très fermement les manifestations de fourrures, peaux et trophées en Suisse. Ces événements présentent année après année des animaux sauvages tués comme trophées, objets de décoration et biens commerciaux. Cela normalise une approche des animaux sauvages qui n'est plus conforme aux attentes de la société en matière d'éthique animale et de respect envers les créatures.

Les organisateurs présentent ces événements comme une préservation de la tradition et comme une contribution à la soi-disant gestion de la faune sauvage. En réalité, les animaux sauvages tués sont au cœur du événement, dont les parties du corps sont mesurées, notées, primées ou commercialisées. Cette pratique favorise une culture de trophées dépassée, où ce qui compte n'est pas l'animal comme individu sensible, mais la performance cynégétique et la taille des bois, cornes ou autres « signes de succès ».

Particulièrement révoltant est le fait que de tels événements servent également de marché pour le commerce des fourrures. Des peaux de renard et autres peaux sont achetées, évaluées, parfois primées ou mises en tirage. Ce commerce masque la souffrance qui se cache derrière chaque peau et contribue à considérer les animaux sauvages comme une matière première. Alors que la politique et la société prennent des mesures pour restreindre le commerce des fourrures, la Suisse continue de célébrer une forme commercialisée de chasse de loisir qui est à peine justifiable sur le plan éthique.

Ces marchés ne sont pas du folklore, mais font partie d'un système qui monétise les cadavres d'animaux. Lorsque les fourrures sont commercialisées à des prix au détail, la souffrance animale devient un calcul. C'est précisément cette logique qui est incompatible avec une compréhension moderne de la protection des animaux sauvages.

IG Wild beim Wild souligne également que la pratique cynégétique présentée peint souvent un tableau embelli. En réalité, les manqués, les animaux blessés et les parcours de souffrance prolongée font partie du quotidien de la chasse de loisir. Ces aspects ne sont ni abordés ni communiqués ouvertement par les responsables lors de ces événements. L'affirmation que les présentations de trophées servent à analyser l'état des populations de faune sauvage est à peine tenable. Les outils de suivi scientifiquement validés n'ont pas besoin de crânes et de bois exposés, qui servent principalement à l'autodéploiement. Les trophées sont une expression matérielle d'animaux sauvages tués, dont la qualité d'abattage, la recherche et la souffrance apparaissent à peine dans l'image officielle.

Du point de vue de la protection des animaux, il est également préoccupant que les enfants et les jeunes soient attirés vers de tels événements sans qu'on leur inculque une approche respectueuse et moderne des animaux sauvages. Au lieu de la transmission de connaissances, c'est un spectacle qui est au centre, qui banalise la violence et propage une vision de la chasse romantisée.

Vendeurs d'armes, fabricants d'optique, équipement de chasse, voyages de chasse, tirages au sort d'abattages de chasse à l'étranger : un système de violence cynégétique industrialisé émerge, dans lequel les abattages et les cadavres d'animaux font partie d'un système de commercialisation.

Qui tue sans raison ne protège pas, et la société civilisée n'en a aucun besoin. Les hobby hunters ne veillent donc pas à des populations de faune sauvage saines ou naturelles, en particulier pas avec leur abominable chasse au renard. De tels événements soulèvent régulièrement des questions sur les aspects éthiques, la pratique des autorisations et l'impact public, et ils doivent enfin être examinés fondamentalement au plan politique et social.

IG Wild beim Wild appelle les responsables des communes, villes et cantons à repenser fondamentalement ces événements. Une société civilisée n'a besoin ni de concours dans lesquels les animaux sauvages morts sont présentés comme des succès, ni d'un marché où les fourrures sont échangées comme des biens quelconques. Ce qui est nécessaire, c'est plutôt une compréhension respectueuse des animaux sauvages, une écologie de la faune sauvage fondée scientifiquement et une rupture avec la chasse de loisir.