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Chasse

Arosa : le village interdit la publicité pour les produits en fourrure

La station de vacances huppée des Grisons, réputée pour son enneigement fiable et ses magnifiques pistes de ski, fait désormais parler d'elle parce que la commune a décidé d'interdire à l'avenir toute publicité pour les produits en fourrure dans le village. QUATRE PATTES félicite le conseil communal d'Arosa pour cette décision et salue cette action courageuse, innovante et visionnaire.

Rédaction Wild beim Wild — 27 février 2020

La station de vacances huppée des Grisons, réputée pour son enneigement fiable et ses magnifiques pistes de ski, fait désormais parler d'elle parce que la commune a décidé d'interdire à l'avenir toute publicité pour les produits en fourrure dans le village. QUATRE PATTES félicite le conseil communal d'Arosa pour cette décision et salue cette action courageuse, innovante et visionnaire.

La destination de vacances est ainsi pleinement dans l'air du temps. En effet, de grandes marques de luxe comme Chanel, Burberry et Gucci renoncent depuis un certain temps déjà à la fourrure. QUATRE PATTES considère l'interdiction de publicité pour les produits en fourrure comme un signal important à l'intention des autres destinations touristiques, pour qu'elles suivent l'exemple d'Arosa.

Pascal Jenny, directeur du tourisme d'Arosa, justifie ainsi la décision d'interdire la publicité pour la fourrure dans le village : «Arosa est pionnière et montre déjà avec l'Arosa Bärenland comment la protection des animaux et le tourisme peuvent collaborer de manière exemplaire. Cette interdiction publicitaire est une prochaine étape logique sur cette voie.»

Cette décision montre, selon QUATRE PATTES, que la mode éthique et la protection des animaux ont également pris une importance considérable dans le secteur du tourisme. Au lieu de la maltraitance animale liée à la vraie fourrure, les consommateurs modernes réclament aujourd'hui dans ce domaine aussi durabilité et innovation. 

«C'est vraiment un message tourné vers l'avenir qu'Arosa n'autorise plus aucune publicité pour les produits en fourrure. Espérons que de nombreuses destinations touristiques et communes suisses suivront cet exemple. Arosa se positionne en faveur d'un tourisme durable et démontre de manière éloquente qu'elle joint le geste à la parole».

Alexandra Mandoki, directrice nationale de QUATRE PATTES Suisse.

Chaque année, plus de 100 millions d'animaux sont tués par l'industrie de la fourrure. Des visons, des renards et des chiens viverrins souffrent dans de minuscules cages grillagées sur des fermes à fourrure, tandis que d'autres espèces périssent dans des pièges dans une mort cruelle. La transformation des peaux pour la mode en fourrure nécessite de grandes quantités de produits chimiques dangereux. FOUR PAWS travaille au niveau international sur la question de la fourrure depuis de nombreuses années et s'engage en Suisse pour l'interdiction d'importation de produits en fourrure. 

5 idées reçues répandues sur la fourrure

Si la tendance de la mode s'éloigne des manteaux ou vestes entiers, les innombrables cols en fourrure, ornements et autres accessoires «moelleux» en vison, chien viverrin ou renard ne causent pas moins de maltraitance animale. De nombreuses idées reçues circulent à ce sujet.

1re idée reçue : «Il existe de la fourrure éthiquement correcte.»

85 pour cent des fourrures commercialisées dans le monde proviennent d'élevages en ferme, où les animaux sont privés d'une vie conforme à leurs besoins naturels. Même si une fourrure ne provient pas de fermes en Scandinavie, en Chine, aux Pays-Bas ou dans d'autres pays, mais de la chasse et du piégeage, son obtention est toujours associée à d'immenses souffrances animales, par exemple à travers des méthodes de chasse cruelles. Ces produits n'ont rien à voir avec la mode durable.

Le fait est : la fourrure n'est jamais éthiquement correcte !

2e idée reçue : «La fourrure européenne est plus respectueuse des animaux.»

On affirme parfois que la fourrure d'Europe est plus respectueuse des animaux que la fourrure de Chine, par exemple. Ce n'est pas exact : même les normes déjà totalement insuffisantes en matière d'élevage d'animaux à fourrure en Europe sont régulièrement bafouées dans les fermes à fourrure. C'est ce que démontrent notamment des enquêtes menées au Danemark, en Suède ou en Finlande. Des infractions répétées aux règles de bien-être animal dans les conditions d'élevage, ainsi que des animaux présentant des troubles comportementaux, blessés ou morts, sont régulièrement documentés.

Le fait est : la fourrure n'est jamais respectueuse des animaux – cela vaut aussi pour la fourrure d'Europe !

3e idée reçue : «La vraie fourrure est toujours étiquetée.»

La vraie fourrure n'est souvent pas étiquetée, ou le consommateur est induit en erreur par de fausses mentions sur l'étiquette. En cas de doute, l'acheteur doit tenter de distinguer lui-même la vraie fourrure de la fausse. Mais même lorsque l'espèce animale est indiquée sur un produit, les informations sur l'origine géographique ou les conditions d'élevage font généralement défaut. À l'échelle de l'UE, les parties d'origine animale sur les textiles doivent être étiquetées, mais les informations essentielles sur les conditions d'élevage et l'origine continuent de manquer.

Le fait est : l'étiquetage de la fourrure est totalement insuffisant.

4. Idée reçue : «La fourrure portant certains labels est respectueuse des animaux.»

Dans les soi-disant établissements modèles de l'industrie de la fourrure, les conditions de vie des animaux ne diffèrent pas de celles des élevages de fourrure traditionnels. Le label «Origin Assured», développé par l'industrie de la fourrure, légitime également des exigences minimales absolues en matière de détention des animaux et des conditions cruelles dans les élevages.

Le fait est : la fourrure issue d'établissements modèles ou portant des labels n'est pas plus respectueuse des animaux.

5. Idée reçue : «La fourrure est un produit naturel.»

L'industrie de la fourrure aime présenter ses produits comme particulièrement écologiques et comme de purs produits naturels. La réalité est tout autre : l'élevage d'animaux dans les fermes à fourrure est déjà associé à d'énormes atteintes à l'environnement et pollue souvent les cours d'eau avoisinants. La fabrication de la mode en fourrure est par ailleurs extrêmement gourmande en produits chimiques et en énergie. Une étude a démontré que les vêtements pour enfants avec fourrure sont particulièrement chargés en substances nocives.

Le fait est : la fourrure nuit à l'environnement et est souvent extrêmement chargée en produits chimiques.

En savoir plus sur la chasse de loisir : Dans notre dossier sur la chasse, nous rassemblons des vérifications des faits, des analyses et des reportages de fond.

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