L'IG Wild beim Wild critique le marché aux fourrures zurichois de Dinhard
Comment de tels événements lient tradition, commerce et souffrance animale.
Critique des événements consacrés aux fourrures, pelages et trophées en Suisse, illustrée par le traditionnel marché aux fourrures zurichois 2026 à Dinhard (ZH) le 28 février 2026.
Les animaux sauvages ne sont pas des marchandises pour le divertissement, le prestige et le commerce.
L'IG Wild beim Wild critique très vivement les événements consacrés aux fourrures, pelages et trophées en Suisse . De tels événements présentent année après année des animaux sauvages tués comme trophées, objets de décoration et marchandises. Cela normalise une approche des animaux sauvages qui n'est plus d'actualité et contredit clairement les attentes sociétales en matière d'éthique animale et de respect envers nos congénères.
Les organisateurs présentent ces événements comme un entretien de la tradition et comme une contribution à ce qu'ils appellent la conservation. En réalité, des animaux sauvages tués sont au centre de l'attention, dont les parties corporelles sont mesurées, notées, primées ou commercialisées. Cette pratique favorise une culture obsolète du trophée, où ce n'est pas l'animal en tant qu'individu sensible qui compte, mais la performance de chasse et la taille des bois, cornes ou autres «signes de réussite».
Il est particulièrement choquant que de tels événements servent en plus de marché pour le commerce des fourrures. Des peaux de renards et autres pelages y sont achetés, évalués, parfois primés ou tirés au sort. Ce commerce occulte la souffrance qui se cache derrière chaque fourrure et contribue à considérer les animaux sauvages comme des matières premières. Tandis que la politique et la société entreprennent des démarches vers la restriction du commerce des fourrures, la Suisse continue de célébrer une forme commercialisée de chasse de loisir qui n'est guère défendable sur le plan éthique.
De tels marchés ne sont pas du folklore, mais partie d'un système qui valorise les corps d'animaux. Quand les fourrures sont commercialisées à prix unitaire, la souffrance animale devient un calcul. C'est précisément cette logique qui est incompatible avec une compréhension moderne de la protection de la faune sauvage incompatible.
L'IG Wild beim Wild souligne en outre que la pratique cynégétique présentée donne souvent une image édulcorée. En réalité, les tirs ratés, les animaux blessés et les longues agonies font partie du quotidien de la chasse de loisir. Ces aspects ne sont ni abordés lors de tels événements, ni communiqués ouvertement par les responsables. L'affirmation selon laquelle les expositions de trophées serviraient à analyser l'état des populations de gibier est difficilement soutenable. Les instruments de surveillance scientifiquement fondés n'ont pas besoin de crânes et de bois exposés qui servent principalement à l'autopromotion. Les trophées sont une expression matérielle d'animaux sauvages tués, dont la qualité du tir, la recherche du gibier blessé et la souffrance n'apparaissent guère dans l'image officielle.
Du point de vue de la protection animale, il est également préoccupant que les enfants et les adolescents soient amenés à de tels événements sans qu'on leur transmette un rapport respectueux et contemporain avec les animaux sauvages. Au lieu de la transmission de connaissances, c'est un spectacle qui est mis en avant, banalisant la violence et propageant un monde cynégétique romantisé.
Marchands d'armes, fabricants d'optique, accessoires de chasse, voyages de chasse, loteries de tirs de chasse à l'étranger : il se crée un système de violence cynégétique industrielle dans lequel les tirs et les corps d'animaux font partie d'un système de commercialisation.
Qui tue sans raison ne protège pas, et cela ne sert en rien à la société civilisée. Les chasseurs de loisir n'assurent donc pas des populations de gibier saines ou naturelles, en particulier pas avec leur abominable chasse au renard. De tels événements soulèvent régulièrement des questions sur les aspects éthiques, les pratiques d'autorisation et l'impact sur l'opinion publique, et ils doivent enfin être fondamentalement réexaminés politiquement et socialement.
L'IG Wild beim Wild exhorte les responsables des communes, villes et cantons à repenser fondamentalement de tels événements. Une société civilisée n'a pas besoin de concours où des animaux sauvages morts sont présentés comme des succès, et elle n'a pas besoin d'un marché où les peaux sont déplacées comme des marchandises quelconques. Il faut plutôt une compréhension respectueuse des animaux sauvages, une écologie des animaux sauvages scientifiquement fondée et un abandon de la chasse de loisir.
