Kopieren Texte modèle : Protection contre la violence armée avec armes de chasse – Wild beim Wild
3 avril 2026, 22:23

Saisissez un terme de recherche ci-dessus et appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Échap pour annuler l'opération.

Texte type : Protection contre la violence armée avec des armes de chasse

L'objectif est de réduire le risque de féminicides et d'autres crimes violents graves commis avec des armes de chasse et de combler l'importante lacune de données existante. Aujourd'hui, il n'est pas systématiquement recensé si les auteurs sont des chasseurs, ni si les armes du crime sont des armes de chasse. Sans cette transparence, les victimes, la police et le législateur naviguent à l'aveugle.

1. Motion

Le Conseil d'État est chargé de soumettre au Grand Conseil un projet de modification de la loi cantonale sur la chasse ( ………… ) ainsi que, le cas échéant, d'autres actes législatifs pertinents comme la loi de police, le droit des armes et la loi sur l'aide aux victimes. L'objectif est la prévention des féminicides et d'autres crimes violents graves commis avec des armes de chasse ainsi que la création de transparence sur le risque que représentent les armes de chasse dans le domaine domestique. La révision législative doit notamment garantir que :

  • dans la statistique policière de la criminalité et les autres systèmes d'enregistrement du canton soit systématiquement indiqué,
    • si lors d'homicides, de tentatives d'homicide, de lésions corporelles graves, de violence domestique, de menaces et de contrainte, une arme à feu a été utilisée,
    • s'il s'agissait d'une arme de chasse, dans la mesure où cela peut être établi dans la procédure,
    • si la personne inculpée possédait au moment des faits une autorisation de chasse, un bail de chasse, un permis de chasse ou toute autre autorisation cynégétique ;
  • le Conseil d'État mette à disposition du Parlement, dans les deux ans suivant l'entrée en vigueur des bases légales, un rapport complet qui indique notamment,
    • combien de crimes violents graves ont été commis dans le canton sur une période de plusieurs années avec des armes à feu,
    • dans combien de cas des armes de chasse au sens strict ou large étaient impliquées,
    • dans combien de cas les auteurs étaient des chasseurs ou des personnes autorisées à chasser,
    • quelles constellations de violence domestique, violence conjugale et féminicides sont particulièrement souvent liées aux armes à feu légales et aux armes de chasse ;
  • le Conseil d'État examine sur la base de ces données des mesures législatives ou organisationnelles de réduction des risques et soumette des propositions au Parlement, notamment :
    • le renforcement des exigences de fiabilité et des examens d'aptitude pour les autorisations de chasse et l'acquisition d'armes par des personnes actives dans la chasse, en particulier en regard des cas connus de violence domestique, de menaces et de harcèlement ;
    • Introduction ou extension d'une obligation ou d'un droit explicite des autorités de poursuite pénale, de la police, des centres d'aide aux victimes et des tribunaux civils, lors d'expulsions, d'interdictions de contact et de condamnations pertinentes, d'ordonner un contrôle de la détention d'armes de chasse et des autorisations de chasse ;
    • possibilités conséquentes de retrait provisoire et de confiscation définitive des armes de chasse dans les situations de danger dans le domaine domestique ;
    • normes minimales contraignantes pour le stockage sécurisé des armes de chasse et des munitions dans les ménages privés ;
  • les autorités cantonales de la chasse soient obligées, en cas de soupçons de violence domestique, de situations de menace ou d'autres préoccupations sécuritaires graves, d'être en étroit échange avec la police et l'aide aux victimes et d'examiner les signalements correspondants ainsi que les mesures relatives au droit des armes ;
  • le Conseil d'État expose dans son message,
    • comment la nouvelle saisie de données sera concrètement mise en œuvre,
    • comment la protection des données et les droits de la personnalité des personnes concernées sont préservés,
    • quelles conséquences financières et organisationnelles sont à attendre pour la police, la justice, l'administration de la chasse et les communes,
    • dans quelle mesure les mesures proposées sont compatibles avec le droit fédéral, en particulier la loi fédérale sur les armes, les accessoires d'armes et les munitions ainsi que la loi fédérale sur la chasse, et où le canton utilise sa marge de manœuvre.

Le Conseil d'État tient compte dans son projet des dispositions transitoires nécessaires, notamment en vue des autorisations de chasse existantes, des procédures pénales en cours et de la conversion des systèmes statistiques cantonaux.

2. Justification brève

Les délits d'homicide contre les femmes et la violence grave dans le domaine domestique constituent un problème sociétal grave. Dans une partie de ces cas, des armes à feu sont utilisées, souvent légalement possédées. Cela comprend également les armes de chasse, présentes dans de nombreux foyers. Pour les victimes de violence domestique, chaque arme à feu dans le ménage représente un risque potentiellement mortel.

Malgré cela, les statistiques cantonales et nationales actuelles ne saisissent généralement pas systématiquement si l'arme à feu utilisée était une arme de chasse et si l'auteur était chasseur ou autorisé à chasser. Il n'est pas non plus visible dans combien de cas la violence domestique, les menaces ou les féminicides proviennent de foyers de chasseurs. Cela prive d'une base élémentaire pour reconnaître les risques et prendre des mesures de prévention efficaces.

La Statistique policière de la criminalité 2024 (SPC) distingue seulement selon l'instrument du délit comme « arme à feu », « couteau », etc., pas selon le type d'arme ou le groupe professionnel. La statistique des jugements pénaux concernant la loi sur les armes ne le fait pas non plus, elle compte simplement les condamnations pour infractions à la loi sur les armes dans son ensemble. En 2024, 563'633 infractions selon le CP ont été enregistrées en Suisse au total. Parmi celles-ci, 48'943 étaient des infractions violentes, dont 2'456 comme « infractions violentes graves ». Ces chiffres concernent toutes les armes à feu ensemble, donc armes de service, armes illégales, armes de sport, fusils de chasse, etc. Pour l'année 2024, il n'existe en Suisse aucun chiffre officiel sur combien de crimes ont été expressément commis par des chasseurs ou avec des armes de chasse. Seuls sont connus les chiffres généraux sur la violence avec armes à feu, dans lesquels les armes de chasse ne sont pas présentées séparément

Au niveau international, de nombreuses études indiquent que la disponibilité d'armes à feu dans les foyers privés augmente considérablement le risque de violence mortelle, en particulier envers les femmes dans le contexte domestique. Sans base de données différenciée sur les armes de chasse, ce risque reste dans l'ombre. La politique et les autorités ne sont pas en mesure d'évaluer sérieusement dans quelle mesure les armes de chasse contribuent aux féminicides et autres crimes violents graves et où des mesures ciblées seraient nécessaires.

La motion proposée commence donc d'abord par la transparence. Seulement si la statistique criminelle indique clairement quel rôle jouent les armes de chasse et les chasseurs dans les crimes violents graves, le canton peut développer des mesures efficaces, proportionnées et juridiquement sûres pour protéger les victimes potentielles. Cela correspond à une politique fondée sur les preuves, qui s'appuie sur les faits et non sur la rhétorique des lobbies.

En même temps, la marge de manœuvre du canton est préservée. Le Conseil d'État doit examiner, sur la base des nouvelles bases de données, quelles étapes concrètes sont nécessaires dans le domaine du contrôle de fiabilité, du retrait d'armes, des systèmes de signalement et du stockage sécurisé. Ce faisant, le droit fédéral, la protection des données et l'intégrité physique et psychique de la population protégée constitutionnellement doivent être mis en accord.

La motion ne crée donc aucun préjugé contre les chasseurs, mais exige de la clarté sur un risque jusqu'à présent systématiquement occulté. Qui veut utiliser des armes de chasse pour les loisirs et le hobby porte une responsabilité particulière envers les partenaires, les enfants et la société. Le canton ( ………… ) doit prendre cette responsabilité au sérieux et contribuer avec des mesures appropriées basées sur les données à prévenir les féminicides et autres crimes violents graves avec des armes de chasse.