3 avril 2026, 20:23

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Critique de la messe de saint Hubert à Zurich Saint-Pierre

Le 16 novembre 2025 à 10h00 doit avoir lieu dans l'église Saint-Pierre de Zurich une messe de saint Hubert avec les «Sonneurs de trompes de chasse Eschenberg (Winterthur)». L'IG Wild beim Wild critique sévèrement cet événement et exige que l'église prenne clairement ses distances avec la chasse et sa glorification.

Les messes de saint Hubert, principalement fréquentées et co-organisées par des chasseurs de loisir militants, contredisent selon l'IG Wild beim Wild toute éthique chrétienne. Au lieu d'enseigner le respect de la vie, elles donnent symboliquement la bénédiction pour tuer.

«Célébrer un office religieux qui donne aux chasseurs le soutien ecclésiastique pour tuer des créatures sans défense envoie un signal complètement faux», déclare Julia Bielecki, théologienne. «Les églises doivent défendre la préservation de la création, pas sa destruction.»

Il y a des gens qui organisent leur quotidien avec des mensonges, de la violence brutale, de la haine et de la fausseté. De tels individus rejoignent volontiers les associations de chasse et les groupes de sonneurs de trompes de chasse et se vautrent avec leurs semblables dans ce réservoir.

Comme pour les trompettes militaires de signalisation, il s'agit pour la trompe de chasse principalement de variantes de la trompette naturelle avec une tessiture très limitée, primitive et inhabituelle pour la musique de guerre des chasseurs de loisir. Avec de tels événements, on espère recruter de la relève pour les associations de chasse sectaires et enclines à la violence.

Les chasseurs de loisir répandent des souffrances, terreur et misère indicibles tant chez les humains que chez les animaux sauvages. Pratiquement tout ce qui est cruel, inutile et sans cœur est encouragé par les associations de chasse, comme l'a récemment confirmé un tribunal de Bellinzone .

Les chasseurs de loisir vivent le spécisme. Le spécisme est comparable au racisme et au sexisme, et ce n'est ni une culture ni une tradition.

La chasse aggrave le problème au lieu de le résoudre

L'IG renvoie à de nombreuses études scientifiques qui prouvent que la chasse n'est pas adaptée pour réguler durablement les populations de gibier. Particulièrement pour les sangliers, les ratons laveurs ou les renards, une forte pression de chasse conduit à ce que les animaux deviennent sexuellement matures plus tôt et se reproduisent plus rapidement. «Qui tire toujours plus ne crée pas moins, mais plus de cruauté envers les animaux», selon l'IG.

S'y ajoutent les problèmes massifs de protection animale : Lors des battues, selon l'Association vétérinaire pour la protection des animaux, jusqu'à deux tiers des animaux touchés ne meurent pas immédiatement. Ils fuient avec des os brisés ou des blessures ouvertes et meurent souvent dans d'atroces souffrances après des jours.

Légende de saint Hubert dénaturée

La messe de saint Hubert se réfère à la légende de saint Hubert, mais méconnaît son essence. Hubert cessa la chasse après sa rencontre avec le cerf portant une croix et se tourna vers le Christ.«Le véritable message est de vivre en paix avec les animaux – non de les traquer, les blesser et les tuer», selon l'IG.

Le christianisme est une religion de la miséricorde et du respect de la vie. Nulle part dans la Bible on ne trouve d'indication que le Christ aurait chassé des animaux. Au contraire : «Tu ne tueras point» vaut universellement.

Appel à l'Église

L'IG Wild beim Wild exhorte instamment les représentants de l'Église à se distancer des messes de saint Hubert qui glorifient la violence et à assumer leur responsabilité pour la préservation de la création. «Qui bénit des animaux au nom de Dieu pour ensuite les laisser tuer sans raison se moque de l'Évangile et se rend complice de souffrances animales insensées.»

En tant que corniste de chasse, on fait particulièrement du travail de relations publiques lors de la messe de saint Hubert. «Nous sommes quasi le porte-voix de la chasse, l'instrument de communication entre les chasseurs et la population», explique la chasseuse de loisir Buri-Frank.